L’éthologie

 

UNE DÉFINITION DE L’ “ÉTHOLOGIE”

Du grec êthos (“moeurs”) et logos (“science”), l’éthologie est l’étude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu naturel. Le terme fut créé en 1854 par Etienne Geoffrey Saint-Hilaire, un biologiste français, mais cette discipline a été en réalité fondée au siècle dernier par des scientifiques qui cherchaient à expliquer le comportement de chaque espèce animale de façon objective dans leurs conditions environnementales.
Source “Les savoirs d’équitation éthologique” Méthode Parelli agréée par la FFE

 

QUELQUES NOTIONS IMPORTANTES SUR LA NATURE DU CHEVAL

Le milieu “naturel” du cheval:

Le cheval est un animal herbivore de plaine et de steppe (domaine ouvert) donc il peut fuir. Contrairement à l’être humain qui est un prédateur, le cheval est une proie. Sa première réaction face au danger est la fuite, si la fuite est impossible, il choisira l’affrontement.
C’est un animal nomade, ce qui implique qu’il ne voit pas toujours les mêmes choses, et cela explique qu’il ait besoin de varier son environnement, de bouger. Dans son apprentissage, ça implique de varier son travail au maximum.

Organisation sociale:

Il n’y a pas de coordination ni de coopération mais une hiérarchie simple. C’est une hiérarchie en réseau et non linéaire et dans un groupe la hiérarchie est stable. Cela signifie qu’il n’y a pas de chef de troupeau mais un rapport de dominance qui s’établit entre un cheval et un autre. Le dominant est celui qui a accès en priorité aux ressources et qui fait bouger l’autre.

Les priorités du cheval:

Lorsqu’on lâche des chevaux en pâture dans un endroit inconnu, ils adoptent une certaine hiérarchie dans leur comportement.
La priorité pour les chevaux est de se sentir en sécurité, ils vont donc faire le tour de l’espace avant d’en évaluer les risques éventuels.
Ensuite ils vont repérer les zones qui peuvent leur apporter du confort, telles que les zones à l’ombre, les points d’eaux, à l’abri des mouches…
Le lien social va alors commencer à se tisser, les chevaux communiquent entre eux, se sentent, ….
Et enfin, une fois sûrs de chaque élément précédent, ils se préoccupent de la nourriture.

Le monde sensoriel:

Le sens le plus développé chez le cheval est l’odorat. Il lui permet de reconnaître les individus, les objets, les plantes toxiques, les dangers naturels, les prédateurs. Il permet également de détecter l’odeur de stress sur un autre individu.

“La connaissance du naturel d’un cheval est l’un des premiers fondements de l’art de le monter, et tout homme de cheval doit en faire sa principale étude”

(La Guérinière)

 

L’EQUITATION ÉTHOLOGIQUE

La compétence de l’équitation éthologique est de se servir des données scientifiques mises à disposition par les chercheurs en éthologie pour les mettre en pratique dans l’éducation de nos équidés et l’équitation en règle générale.
Ça n’est donc pas une discipline équestre à part entière mais une base d’éducation du cheval qui peut être et devrait être utilisée dans toutes les équitations.

“L’équitation classique, c’est la fin, l’équitation éthologique, c’est les moyens.”

L’équitation éthologique cherche à renforcer le lien entre le cheval et l’être humain en particulier en travaillant sur le plan mental et émotionnel avant d’imposer des demandes physiques. Si le cheval comprend ce qu’on lui demande et que l’on rend notre solution plus facile pour lui que celle qui consiste à ne pas suivre notre demande alors il sera beaucoup plus disponible sur le plan physique. Pour que le cheval nous comprenne il faut que l’on parle dans un langage compréhensible pour lui, et c’est ce que nous essayons de faire en équitation éthologique.

“C’est à l’homme d’apprendre à parler cheval, pas l’inverse.”

Le cheval communique principalement par le langage corporel, et le meilleur moyen de communiquer avec lui grâce à ce langage est le travail au sol qui tient une grande place dans l’approche éthologique et qui suit 3 fondamentaux:

  • La confiance
  • Le respect
  • La connexion

Organisés autour de concepts:

  • Espace personnel
  • Désensibilisation
  • Reculer
  • Suivre une sensation (pression directe)
  • Suivre une suggestion (pression indirecte)
  • Envoyer
  • Cercler
  • Mener
  • Déplacement latéral
  • Liberté

De la même manière, le travail monté suit lui aussi 3 fondamentaux:

  • L’impulsion
  • La direction
  • La flexion

Organisés autour de concepts:

  • Désensibilisation
  • Contrôle
  • Mobilisation. Contrôle des parties du corps
  • Reculer
  • Direction
  • Impulsion
  • Rênes longues, sans contact
  • Flexion
  • Déplacement latéral